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Histoire de la ville

Vers 1250, le seigneur de Lippe, Bernhard III. zur Lippe, érigea le château fortifié de Blomberg sur un éperon rocheux pour affirmer son pouvoir au sud-est de l'arrondissement actuel de Lippe. Ce château servit également à sécuriser et superviser deux grandes routes médiévales se croisant à proximité. C'est à cette même époque que commença la conception méthodique de la ville selon un plan alors caractéristique divisant la ville en quatre districts avec deux rues transversales se croisant. La première mention écrite de Blomberg remonte à 1283. La ville fut fortifiée par des remparts et des murs et les activités autour de la ville furent surveillées du haut de plusieurs tours de garde placées aux alentours. Différentes tours du mur, qui a été conservé dans la partie ouest de la ville, et trois grandes portes de ville assurèrent également la protection de Blomberg. La porte « Niedere Tor » conservée jusqu'à aujourd'hui est l'unique porte de ville restante de Lippe. C'est un monument historique important mais aussi l'un des symboles de Blomberg.

Près de 200 ans après leur création, le château et la ville de Blomberg furent presque complètement détruits dans ce que l'on appela la Querelle de Soest. La reconstruction fut encouragée par un événement que rappelle la statue de la fontaine sur la place du marché : une femme nommée Alheyd Pustkoke vola des hosties consacrées dans l'église de la ville de Blomberg, mais de peur d'être découvert, elle les jeta dans un puits. Elle fut arrêtée, torturée et brûlée sur le bûcher. L'eau du puits fut ensuite considérée comme miraculeuse et attira de nombreux pèlerins venus de près et de loin. Dans les années 1970, l'insigne d'un pèlerin de Blomberg fut retrouvé pendant la construction du métro à Amsterdam. Une chapelle fut tout d'abord construite sur le puits « miraculeux », et plus tard une église qui est aujourd'hui l'Église évangélique réformée. On l'appelle aussi l'église du monastère, comme un monastère fut très vite fondé pour servir les pèlerins.

Au 16ème siècle, Blomberg vécut une période florissante de construction avec l'édification de bâtiments qui marquent la ville encore aujourd'hui, le château, la mairie et le soi-disant « Amtshaus » (bâtiment administratif) sur la Pideritplatz, par leur style « Renaissance de la Weser ». La guerre de Trente Ans (1618-1648) eut un impact considérable sur le développement urbain. Le nombre d'habitants chuta de près de deux tiers pour atteindre 675 personnes et plus de la moitié des maisons furent inhabitées. La ville se remit lentement du choc avec l'artisanat et le commerce comme principaux piliers. La cordonnerie se développa d'abord si fortement que les chaussures Blomberg se vendaient sur les marchés extérieurs ; la menuiserie gagna ensuite en importance à Blomberg. De ce métier est née à la fin du 19ème siècle une industrie florissante de la chaise, dont les produits furent commercialisés aussi bien en Allemagne que dans les pays voisins. Le premier panneau de contreplaqué en hêtre du monde fut également développé à Blomberg, ce qui inspira clairement la production en série de meubles. On retrouve aujourd'hui le développement technique du panneau de contreplaqué notamment dans les panneaux de sol des voitures de course de Formule 1 et dans les trains à grande vitesse - et il est toujours produit à Blomberg.

Au début du 19ème siècle, Friedrich Vochting et Carl Gronemann fondèrent une entreprise de culture d'œillets, qui obtint même une renommée internationale et donna à la ville son nom de « Nelkenstadt », ville aux œillets, que l'on utilise encore aujourd'hui. Hermann Vöchting, né en 1847, fut l'un des plus grands botanistes de son temps. À la même période, Louis Paulsen originaire de Nassengrund, un petit hameau situé aux portes de la ville, fut reconnu dans le monde entier comme l'un des plus grands joueurs d'échecs de l'époque.

Une petite communauté juive vivait à Blomberg depuis la fin du 15ème siècle et érigea sa propre synagogue en 1808. Suite à l'émigration et à l'expulsion de la dernière femme juive résidant dans une maison de retraite étrangère, la communauté fut dissoute pendant la période nazie. Le bâtiment de la synagogue conservé abrite aujourd'hui les archives de la ville de Blomberg.

Pendant la seconde guerre mondiale, la ville de Blomberg fut largement épargnée par les combats, mais 205 habitants de Blomberg perdirent leur vie en tant que soldats et 105 furent portés disparus. Après la fin de la guerre, de nombreux réfugiés et rescapés de bombardements se retrouvèrent à Blomberg et la plupart d'entre eux y restèrent. Pendant six ans, la ville accueillit ensuite jusqu'à 1 500 « personnes déplacées » des pays baltes. En 1944, l'entreprise Phoenix Contact, aujourd'hui de renommée mondiale, fut délocalisée à Blomberg et remplaça rapidement la première industrie florissante de Blomberg, celle des chaises, pour devenir le plus grand employeur.

En 1962, pendant la guerre froide, Blomberg devint un site de l'OTAN avec le déploiement d'une unité de défense aérienne néerlandaise (3. GGW). Avec la levée du conflit Est-Ouest, la présence militaire néerlandaise cessa en 1996 ; néanmoins, de nombreuses relations et traditions personnelles et commerciales subsistent encore aujourd'hui. C'est également en 1996 que l'équipe féminine de handball de la HSG Blomberg-Lippe signa son entrée dans la Bundesliga, où elle figure encore aujourd'hui.

En 1970, Blomberg fit nouvelle figure grâce à sa réorganisation municipale. 18 villages jusqu'alors indépendants rejoignirent Blomberg et forment depuis la ville de Blomberg de maintenant près de 100 kilomètres carrés. L'année 2005 entra dans les annales de la ville, alors que le chancelier allemand Gerhard Schröder, né dans le quartier de Mossenberg de Blomberg, rencontrait son homologue français, Jaques Chirac, à Blomberg dans le cadre d'un concertation franco-allemande régulière.

La ville de Blomberg compte aujourd'hui près de 16 000 habitants et remplit des fonctions centrales pour la région sud-est de Lippe avec ses activités commerciales, éducatives, judiciaires, administratives et culturelles.